Communauté des joueurs de poker de l'ESCP-EAP

Wednesday, June 21, 2006

Lecture: One of a kind: The rise and Fall of Stuey "The Kid" Ungar, The World's Greatest Poker Player


par Mike Sexton, Nollan Dalla et Peter Alson (dispo sur Amazon)

Stuey "The Kid" Ungar a été élevé au panthéon des plus grandes figures du monde du poker pour deux raisons : tout d'abord pour sa triple victoire au main event des WSOP (80, 81 et 97), mais également pour son parcours personnel qui en a fait le parfait représentant du joueur compulsif ayant ruiné sa vie dans l'univers noir des salles de jeu.

Cette biographie nous retrace son parcours, débutant par son enfance passée dans le bar-tripot de son père tenancier-bookmaker, où Stuey devient dealer dès son plus jeune age et se révèle surdoué aux cartes. Son père meurt très tôt et sa mère sombre à la même époque dans la drogue. Développant notamment un talent extraordinaire pour le Gin Rummy, l'enfant surdoué, que la mafia New-Yorkaise des années 50 prend rapidement sous son aile, va de victoire en victoire contre les plus grands joueurs des Etats-Unis, durant des face à face organisées dans des arrière-cours de bars et dans des chambres d'hotel louées à la va-vite. Stuey, dévoré par le jeu et son envie d'action, dépense systématiquement ses gains au racetrack (courses de chevaux) le plus proche, et restera toujours dans un état de pauvreté continue malgré les quelques 30 millions de $ de gain estimé de sa carrière. Il découvre ensuite son paradis sur terre, Las Vegas, et décide de s'installer là-bas. Ne trouvant plus d'adversaire souhaitant l'affronter au Gin Rummy, et sa participation à tous les tournois étant interdite (plus aucun joueur ne voulait s'inscrire si Stuey était présent, car sa victoire était assurée), Stuey découvre bientôt le Poker, qui fera de lui la célébrité que l'on connaît.
Il mourra en 1998 à 45 ans, avec seulement 800$ à son nom, dévoré par la drogue, dans sa chambre d'hotel à Las Vegas.

Biographie, roman noir, mise en garde, ce livre nous fait découvrir la face sombre du poker, celle du jeu, de l'addiction, de l'éternelle insatisfaction, et se doit d'être lu par tout passionné qui y trouvera sûrement une part de vécu, aussi ténue soit elle.


Laurent (Promo 2005)

Session de formation poker



Dimanche dernier s'est tenue notre première session de formation poker.
Nicole (promo 85), avait quelques connaissances sur le stud et le hold'em, Brice (MEB 2004) avait déjà joué au stud avec des amis mais voulait apprendre le hold'em, et Karine (promo 95) découvrait totalement le poker.
La session a donc naturellement commencé par un rappel des règles et quelques coups joués à découvert, puis, au bout d'à peine une demi-heure, les règles étaient assimilées et la partie (non intéressée, première fois oblige) était lancée.
Après 2 heures de jeu et quelques aller-retours de jetons, la fin de la session est arrivée et nos 3 participants n'avaient déjà plus qu'une envie, aller fouler la moquette de l'A.C.F. pour découvrir l'univers des cercles de jeu !
Gageons que l'on pourra certainement croiser l'un ou l'une de nos 3 compères sur les tables d'entraînement de Partypoker ou de Pokerstars cette semaine…

Laurent (Promo 2005)

Friday, June 09, 2006

Biographie: Johnny Chan



Johnny Chan est sans conteste un des joueurs les plus renommés du circuit. En 1968, il arrive de Hong Kong pour Phoenix. Rapidement, il déménage à Houston ou sa famille se lance dans la restauration. Joueurs de bowling passionné (comme tout bon ricain), il se lance dans le poker au début des années 80. Il a remporté neuf bracelets d’or à égalité avec Doyle Brunson et Phil Helmuth, mais le plus impressionnant est que deux de ces bracelets ont été remportés à la suite, dans les événements de 1987 et 1988. Etonnement, il a presque gagné 1989 également mais a finalement terminé à la deuxième place derrière Phil Hellmuth Il a en outre joué son propre rôle dans les films Les Joueurs avec Matt Damon et Edward Norton. Dans ce film, Matt Damon regarde une rediffusion de la victoire de Chan contre Erik Seidel dans les World Series de 1988. J’en profite pour rebondir sur ce film. Notez qu’Edward Norton et Matt Damon ont participé en 1998 à un évènement du WSOP à Las Vegas à $10,000 de buy-in. Matt Damon a perdu avec une pocket paire de Roi face à une pocket paire d’as de Doyle Brunson. Revenons en à Johnny Chan. Le plus incroyable sur ce joueur, c’est la variété des jeux qu’il a remporté. Les neuf bracelets d’or des World Series of Poker ont été remportés lors des deux événements de 1987 et 1988, du Limit Holdem de 1985, du Seven-Card Stud de 1994, du Deuce to Seven Draw de 1997, du Omaha Pot Limit de 2000, du No Limit Holdem et Pot Limit Holdem de 2003 et le dernier bracelet a été gagné lors d’une partie entre anciens détenteurs du bracelet. L’événement était une série de matchs en un contre un et les deux joueurs finaux étaient Chan et Phil Hellmuth. Cette fois-ci, c’est Chan qui l’a emporté.

Aymeric (Promo 2005)

Thursday, June 01, 2006

Tournoi de Poker chez Eva Longaria et Tony Poker


Ci-joint un article issu du Miami Herald, où Phil Hellmuth, un des "bad boys" connus de la scène internationale ayant à son actif 9 bracelets WSOP, décrit une partie organisée à l'occasion de l'anniversaire de Tony Parker, avec entre autres l'équipe des SPURS et Eva Longoria (l'actrice, au delà des "parties du vendredi "de Desperate Housewives, est dans la vrai vie une fan de poker. No comment...). Ou comment joindre l'agréable à l'agréable...


"I was attending Game 1 of the Dallas Mavericks/San Antonio Spurs series in San Antonio. Being there with one of the minority owners, Ken Kamp, allowed me access to the owners' lounge for a snack at halftime. While Ken and I walked back to the lounge, Tim Duncan and Tony Parker of the Spurs came rushing out of the locker room, headed back to the court. As Parker whizzed by, he threw us a quick ''Hi.'' That was Sunday.

On Friday of that week, Maxim magazine's most beautiful woman in the world, Eva Longoria, called my agent to invite me to Game 6 in Dallas -- and to emcee Parker's (her longtime boyfriend) birthday party the day afterward. I accepted, and Longoria had my son and me sitting courtside for Game 6. Wow, what a game! (The Spurs won.)

On Saturday night, Parker was surprised to see me walk into the room. But this wasn't a birthday party so much as it was a poker tournament with deluxe surroundings. I was to emcee and play at the event. Talk about a hardcore poker party: this was a $300 buy-in no-limit Texas hold 'em poker tournament, with re-buys, professional dealers and even a floor man -- and everyone in the room was playing! The San Antonio Spurs are so into poker that they keep records for the entire year (Michael Finley, another great player, won their last tournament).

In the first hand dealt, with starting chips of $10,000, the blinds were $100-$200, and I limped in with Js-7s. With five callers, Parker raised it up $700 more, and two players called. Now I inquired about the re-buy structure, and was told that I could re-buy for just $200 more. So I thought, ``I have the microphone, I'll move all-in, and I'll announce it. If no one calls, I'll win $2,400 uncontested. But if Parker calls, I'll probably double him up, but that's OK because re-buys are only $200 more. If Parker calls and I win, then I'll have over $20,000 in chips, so I'll be able to play super tight, and I'll have a reputation as a loose cannon at the table, which will allow me to accumulate even more chips.''

So I moved all-in, Parker called and showed A-K off suit. I was less than a 2-to-1 underdog, though not by much, but the flop was J-10-7, giving me two pair. Now I was secretly rooting for Parker to win the pot. He deserved it, because he had started with the best hand, and for Pete's sake, it was his birthday. But then an ace came off on fourth street. Now Parker needed a 10 (two left), a queen (four left), a king (three left) or an ace (two left), so that he had 11 wins to my 33 wins, making him a 3-to-1 underdog. The last card was a four, and I won the pot.

After the re-buys ended, and the real tournament began, Parker and Longoria each had $50,000 in chips, and I had over $60,000, but there were still more than 50 players left battling for the $10,000 first place prize.

With about 30 players left and the blinds at $1,000-$2,000, the following hand came up between Player A and Parker. Player A opened for $4,000, making the minimum raise, Parker made it $6,000 to go, also making a minimum raise with his pocket queens, and Player A called. The flop was 9-9-4, and Player A bet $4,000. Parker made it $12,000 to go, and Player A called. When a seven came off on the turn, Player A checked and Parker moved all-in for $29,000. Player A called fairly quickly, and Tony flipped up his pocket queens. Player A now showed pocket aces, and when the last card was a 10, Parker was busted out.

Parker asked me if there was any way he could have avoided going broke in this hand. I said, ``Of course not! But I would have raised it up more before the flop with your pocket queens, perhaps making it $15,000 to go.''

Some hands you just have to lose. "

1 June 2006
The Miami Herald

Laurent (Promo 2005)